Winology : l’app qui donne enfin envie d’apprendre le vin autrement
Apprendre le vin, ce n’est pas toujours évident. Entre les mots techniques, les styles, les cépages et les terroirs, beaucoup ne savent pas vraiment par où commencer. Et pourtant, une nouvelle génération de curieux cherche des contenus simples, ludiques, accessibles… directement sur leur téléphone.
C’est exactement là que Winology fait la différence.
Une application gratuite pour apprendre le vin, pensée comme un Duolingo de l’œnologie et conçue pour dépoussiérer l’apprentissage du vin avec humour, pédagogie et légèreté. Derrière ce projet, on retrouve Nathalie Roudier, co-fondatrice, designer UX/UI, passionnée de transmission… et membre de la communauté The Local Nose.
Avec Nathalie, on a parlé :
- d’apprentissage ludique,
- de démocratisation du vin,
- de terroirs, de cépages et de quiz,
- de collaborations avec les interprofessions,
- et de sa vision pour l’avenir de l’éducation dans le vin.
Si vous cherchez une appli gratuite pour apprendre le vin facilement, ou que vous êtes juste curieux de comprendre les coulisses de Winology, cette interview devrait vous plaire.
👉 Découvrir Winology : https://winology.app/
1. Genèse & vision
Nathalie, peux-tu nous raconter l’origine de Winology ? Qu’est-ce qui a déclenché ce projet ?
L’idée est née à la suite d’une dégustation faite totalement par hasard, pendant des vacances en région Bordelaise. J’avais passé 2 heures à découvrir le vin d’une manière totalement nouvelle pour moi. Le vin a toujours fait partie de ma vie : toute ma famille est consommatrice de vin et j’ai grandi sur le terroir de la Côte Rôtie. Pourtant, jamais la culture du vin n’a été présente, ni même abordée. Ce moment a été une totale découverte et surprise. Curieuse de retrouver les notions abordées en dégustation, je me suis retrouvée submergée par une montagne d’informations. Comment faire le tri dans tout ça ? Comment apprendre sans avoir à lire des pages entières truffées de mots techniques. Comment découvrir le vin tout en douceur et surtout sur mon tél (oui je suis très digitalisée).
J’ai créé l’appli que j’aurai aimé avoir quand j’ai commencé.
Quelle est la mission derrière l’application ? Rendre le vin accessible, casser les codes, ouvrir les portes ?
De la même manière que Duolingo a permis à des millions de personnes d’apprendre à parler anglais, français, coréen, … J’aimerais rendre la culture autour du vin plus accessible (gratuite et direct dans la poche), et plus facile à comprendre. C’est pour ça qu’on fait un très gros travail de vulgarisation. On souhaite faire éclater cette bulle d’élitisme afin que tout le monde puisse se rendre compte que le vin c’est pas si compliqué, et que c’est largement à leur portée.
Pourquoi un format d’apprentissage “jeu / quiz” plutôt qu’un format éditorial classique d’articles ou vidéos ?
Parce que je déteste faire comme tout le monde ! Parce que ce sont justement des formats qui ne me correspondaient pas car ils sont trop souvent faire par des experts pour des experts / amateurs. Parce que ces formats ne sont pas organisés par niveau de connaissance, donc on est vite perdu. Il y a une offre extrêmement restreinte pour les néophytes. Et pour ceux qui, comme moi, aiment se cultiver sur leur portable, c’est simple, il y que dalle !
J’avais une autoroute devant moi !
2. Structure & pédagogie
Vous avez structuré Winology en 13 niveaux, du Piccolo au Melchior. Comment avez-vous construit cette progression ?
En fait, les 13 niveaux correspondent aux formats de bouteilles de vin. On commence avec le Piccolo, la petite bouteille de 20 cl, et on termine avec le Melchior, qui fait 18 litres ! J’aimais bien l’idée que la quantité de vin symbolise la quantité de savoir. Plus on avance dans Winology, plus on “remplit sa bouteille” de connaissances. Et puis, ça a un double intérêt : au passage, on apprend aussi les noms des formats de bouteilles. Tout le monde connaît Magnum ou Jéroboam, mais Piccolo, Fillette ou Melchior, beaucoup moins ! Donc c’est à la fois un clin d’œil au monde du vin et un petit bonus pédagogique, pile dans l’esprit de Winology.
Comment vous assurez-vous que les quiz et exercices soient à la fois ludiques et pédagogiques ?
C’est moi qui rédige tous les quiz et les exercices. J’ai toujours eu une vraie sensibilité à la pédagogie — c’est quelque chose qui m’a suivie tout au long de ma carrière. Et comme j’étais moi-même néophyte il n’y a pas si longtemps, j’ai gardé cette capacité à vulgariser vraiment les choses. Je me souviens parfaitement des mots ou des concepts qui me semblaient obscurs au début, donc je fais toujours l’effort de les expliquer simplement, souvent avec des métaphores ou des parallèles du quotidien. Ça aide à débloquer des notions qui paraissent compliquées, et à montrer que le vin, au fond, ce n’est pas si différent d’autres univers qu’on connaît déjà.
Et puis, une fois un quiz terminé, je le fais toujours relire par une petite équipe d’utilisateurs volontaires. Certains sont passionnés, d’autres totalement novices, et leurs retours sont précieux pour ajuster le niveau. C’est un peu mon garde-fou, pour être sûre que les quiz restent amusants et surtout digestes.
Travaillez-vous avec des experts du vin (œnologues, sommeliers, interprofessions) pour valider les contenus ?
Oui, tout à fait. Autant les premiers quiz étaient assez simples — ils s’adressent vraiment à des ultra-néophytes et reprennent les bases — donc je les ai conçus seule, à partir de sources fiables et vérifiées. Mais à partir du niveau 3, on commence à aborder des sujets plus techniques.
Là, je travaille en collaboration avec des experts du domaine concerné. Par exemple, les quiz sur les vins du Portugal ont été entièrement relus par l’interprofession Wines of Portugal. Celui sur les vins sans alcool a été créé avec Anne Quétanet, caviste spécialisée dans ce domaine. Un autre sur les sensations neurologiques lors de la dégustation a été coconstruit avec Léa Desportes, et celui sur les défauts du vin en partenariat avec Viva le Noir, représentant des éditions Jean Lenoir, connus pour Le Nez du Vin. À chaque fois, je m’entoure d’experts pour garantir la justesse et la crédibilité du contenu, même si le ton reste léger, drôle et accessible.
C’est vraiment la devise de Winology : être sérieux sans jamais se prendre au sérieux.
3. Contenus & thématiques
Quels grands thèmes souhaitez-vous couvrir dans l’application (cépages, terroirs, dégustation, accords mets-vins…) ?
L’ambition est très simple : on veut TOUT aborder ! Bien sûr on va couvrir tous les grands thèmes traditionnels du vin, mais pas que ! Côté cépages, il y aura un quiz dédié à chacun d’eux : on a déjà le Gamay, et on prépare ceux sur le Chardonnay, le Chenin, le Sauvignon, le Merlot, etc. Mais on ira aussi explorer les cépages anciens, les cépages rares et les cépages hybrides aussi qui arrivent sur le devant de la scène.
Sur la partie terroirs et appellations, on travaille déjà avec plusieurs interprofessions pour créer des quiz dédiés : il y a par exemple ceux sur les AOC Bourgogne, Médoc, Saint-Émilion, Mâcon, on présente aussi des régions comme le Beaujolais ou le Val de Loire dans le niveau Fillette. Mais on ne se limite pas à ça : on va parler aussi de l’histoire du vin, des femmes qui ont marqué cet univers, des autres pays producteurs, ou encore de sujets plus inattendus, comme la dégustation géo-sensorielle, une approche plus intuitive, moins codifiée, très intéressante pour les débutants. Mon objectif principal est d’éveiller les curiosités et que les consommateurs arrêtent de se cantonner à des vins qu’ils connaissent déjà et découvrent d’autres vins qu’ils n’auraient pas testés sans ça.
Y a-t-il des sujets plus pointus ou émergents que vous rêvez d’intégrer (vins orange, vins naturels, micro cuvées, vieillissement…) ?
C’est sûr ! Comme je le mentionnais juste avant, ce que j’adore, c’est partager mes propres découvertes qui sortent des sentiers battus. On a déjà commencé avec la dégustation géo-sensorielle, et j’ai hâte d’aborder des sujets encore plus inattendus, qui éveillent la curiosité et qui surprennent notre communauté.
Les vins naturels par exemple, souvent victimes de préjugés, alors qu’ils cachent une vraie diversité et tellement de belles surprises.
J’aimerais aussi parler de l’histoire des femmes et du vin — pourquoi pas à travers un partenariat avec Florence Tilkens-Zotiades, qui a écrit un superbe livre sur le sujet.
Et puis, il y a toutes ces régions oubliées qui méritent la lumière : les vins d’Auvergne, de l’Isère, du Bugey… des pépites incroyables qu’on connaît trop peu. Sans oublier les vins des pays de l’Est, comme ceux d’Autriche, dont je suis particulièrement fan : modernes, légers mais profonds, totalement dans l’air du temps.
Tous ces sujets qui ouvrent la curiosité, qui donnent envie de goûter, d’explorer, et de voir le vin autrement.
Comment adaptez-vous le contenu selon le niveau d’apprentissage de l’utilisateur ?
Il y a un vrai fil rouge pédagogique dans l’app. Typiquement, les notions vues dans les niveaux 0, 1 et 2 sont censées être acquises quand on arrive au niveau 3. C’est pour ça qu’on a mis en place un système de progression par paliers et de déblocage de niveaux : il faut avoir complété tous les quiz d’un niveau pour accéder au suivant. Ce système garantit que les bases sont solides avant d’aller plus loin.
Et pour renforcer l’apprentissage, on utilise beaucoup la répétition : certaines notions reviennent, reformulées, pour favoriser l’ancrage dans la mémoire. À la fin de chaque quiz, il y a aussi un examen qui repose des questions déjà rencontrées, mais de manière aléatoire. Il faut obtenir au moins 80 % de bonnes réponses pour valider le niveau et passer au suivant.
4. Gamification & engagement
La gamification est au cœur du produit (quiz, scores, récompenses) : Comment trouvez-vous l’équilibre entre fun et crédibilité œnologique ?
Pour moi, apprendre et jouer ne sont pas du tout opposés, au contraire ! Ce sont deux dynamiques qui se complètent parfaitement. Et sur l’appli, le jeu est au service de l’apprentissage, c’est d’ailleurs ce qui fait le succès de l’application. L’utilisateur s’amuse, il joue, et sans même s’en rendre compte, il enrichit sa culture du vin. À la fin, il a appris des choses qu’il pourra ressortir à toute occasion, tout en ayant passé un bon moment.
Pour rendre l’expérience encore plus motivante, on a ajouté une dimension de récompense : les utilisateurs peuvent gagner des lots ou des réductions exclusives chez nos partenaires du monde du vin.
Quels mécanismes incitatifs ou de fidélisation utilisez-vous pour garder les utilisateurs engagés (succès, palmarès, défis, notifications) ?
On utilise très peu les notifications (une ou deux par mois, maximum). L’idée n’est pas de harceler les gens, mais de les informer. Pourtant nos taux de rétention sont environ dix fois supérieurs à la moyenne des applications éducatives. Le taux de rétention a été un indicateur sur lequel on a beaucoup travaillé dès la seconde année. C’est dans cet objectif qu’on a mis en place plusieurs formats ludiques.
Le premier a été Oenigma : un défi quotidien où il faut deviner une appellation mystère à partir d’indices. Ça plait de ouf : on a en moyenne 200 utilisateurs par jour qui viennent faire leur défi. Et puis on a lancé en juin dernier des jeux concours mensuels, avec un quiz thématique d’une dizaine de questions. La simple participation, peu importe le score, suffit pour tenter de gagner un lot offert par un partenaire. On a déjà collaboré avec Le Petit Ballon, Vinodélice, et d’autres partenaires sont à venir : les Éditions Jean Lenoir, La Cité du Vin, …
Je fais super attention à chouchouter nos utilisateurs pour qu’ils soient gagnants sur tous les tableaux !
Avez-vous reçu des témoignages d’utilisateurs qui vous ont particulièrement marqué ?
Oui, je reçois énormément de retours super touchants, que ce soit sur les stores ou directement en messages privés, et c’est toujours extrêmement gratifiant.
Je pense à deux témoignages en particulier. Le premier vient d’une jeune maman : elle avait découvert Winology pendant sa grossesse, et après son accouchement, elle a redécouvert le vin avec un tout nouveau regard. Elle expliquait que grâce à l’appli le vin était devenu pour elle une vraie passion. Le deuxième témoignage, c’est celui d’un homme qui m’a écrit pour dire que “depuis qu’il a Winology, il ne goûte plus un vin de la même manière.” Ce genre de message, c’est juste le plus beau des feedbacks : savoir qu’on a réussi à changer la façon dont les gens perçoivent et apprécient le vin, on se dit qu’on est en train de réussir notre mission. C’est très galvanisant.
5. Défis techniques & monétisation
Quels défis techniques (architecture, maintenabilité, bases de données, UI/UX) avez-vous rencontrés pour créer une appli de ce type ?
En réalité, on n’a pas rencontré de grosses difficultés techniques, parce que Colin et moi venons tous les deux du monde de la tech. Colin est développeur mobile, et moi je suis designer UX/UI. Créer des applis c’est notre métier. Ce qui a été, et ce qui reste encore aujourd’hui le plus dur, c’est la distribution. Toute la partie communication, marketing, commerce, … ça c’est plus chaud déjà !
L’application est gratuite aujourd’hui : avez-vous prévu de la monétisation (premium, contenu payant, partenariats) ?
Oui, l’application est aujourd’hui entièrement gratuite et sans publicité. Si on veut reconnecter les gens avec le vin, on n’arrivera pas à les attirer avec un abonnement payant ! Alors on s’est creusé la tête avec un modèle économique plutôt B2B. Comme ⅔ de nos utilisateurs ont moins de 34 ans, on s’est vite rendu compte que c’était une cible que la filière cherche à atteindre, mais qu’ils galèrent. Du coup, Winology devient un pont entre les appellations et cette nouvelle génération, et leur offre un moyen simple et ludique de se faire connaître en sponsorisant des quiz. C’est ce qu’on a fait avec Médoc & Haut Médoc, Saint-Émilion ou Mâcon : de quiz en collab avec leurs interprofessions, qui soutiennent le contenu.
Le second axe, que nous sommes en train de lancer, s’adresse directement aux domaines viticoles. L’idée, c’est de mettre en avant une petite sélection de domaines par appellation, afin que les utilisateurs puissent découvrir, après un quiz, des vignerons qui incarnent ce qu’ils viennent d’apprendre. Des domaines choisis pour leur authenticité, leur engagement et leur approche moderne du vin.
L’objectif in fine, c’est de créer un cercle vertueux entre apprentissage, découverte et mise en valeur du travail des producteurs.
Envisagez-vous une version “pro”, des contenus spécialisés payants, ou des services associés ?
Oui, on a listé des idées. Quand on crée un projet comme ça, on réfléchit forcément à différents business models pour diversifier les sources de revenus et surtout assurer la pérennité de l’application. Mais ce n’est pas notre priorité immédiate : pour l’instant, on se concentre sur le développement du contenu, la croissance de la communauté et les partenariats B2B existants. Il y a des pistes B2C prévues, mais c’est encore trop tôt pour en parler concrètement.
6. Public & diffusion
Qui utilise Winology aujourd’hui ? Plutôt des débutants ou aussi des professionnels du vin ?
Aujourd’hui, près de deux tiers de nos utilisateurs ont moins de 34 ans, donc on s’adresse clairement à une nouvelle génération de curieux du vin. On retrouve beaucoup de grands néophytes, des gens qui aiment le vin mais n’y connaissent pas grand-chose, et qui veulent apprendre sans se prendre la tête. Mais il y a aussi des amateurs plus avertis et même des professionnels qui utilisent Winology pour monter en compétences : des cavistes, des serveurs, ou encore des personnes travaillant dans le marketing du vin et des spiritueux. Certains cavistes utilisent même l’app pour animer leurs soirées dégustation avec leurs clients. Et on a aussi des étudiants en formation WSET qui s’en servent comme complément au bouquin qui pour le coup n’est pas très fun !
Quelle est votre diffusion actuelle (pays, stores, langues) ?
Aujourd’hui, l’application est disponible dans tous les pays francophones d’Europe : France, Suisse, Belgique et Luxembourg. Elle est pour l’instant entièrement en français, mais nous travaillons déjà à une traduction en anglais, prévue pour 2026. L’application est accessible sur les deux stores, Google Play et App Store.
Comment faites-vous connaître Winology (réseaux sociaux, influence, collaborations) ?
C’est une très bonne question ! Aujourd’hui, on est encore en mode bootstrap, donc sans budget pub ni agence RP. Tout est fait à la main, de façon artisanale. Nos partenariats nous aident beaucoup à gagner en visibilité : on crée régulièrement des collaborations avec des acteurs du vin, notamment à travers nos accords street food & vin publiés chaque semaine sur les réseaux, en duo avec des sommelières.
Côté médias, on n’a pas encore eu beaucoup de couverture — disons que les médias nous boudent un peu (tant pis pour eux 😄). Mais on compense avec une forte présence sur Instagram, TikTok et LinkedIn, où on fait grandir notre communauté de façon organique.
Et surtout, on bénéficie d’un excellent référencement naturel sur les stores : quand on tape “vin”, on arrive dans le top 5 des résultats.
7. Impact & retour sur l’industrie du vin
Selon toi, quel rôle ce type d’outil peut jouer dans le rapport des gens au vin ?
Le rôle de Winology c’est d’éduquer et d’ouvrir les horizons. Beaucoup de gens ne connaissent que Bordeaux ou la Bourgogne, ou en ont une image un peu figée, de “vins de papa”. Nous, on veut leur montrer qu’il existe une nouvelle génération de vignerons qui dépoussière tout ça, et aussi leur faire découvrir d’autres régions, d’autres styles de vins, souvent plus modernes, plus libres, plus proches de leurs goûts d’aujourd’hui.
L’objectif, c’est d’aider les gens à sortir des étiquettes, à se défaire des préjugés. Et quand on y arrivera, le vin ne sera plus une compétition d’ego, mais juste un vrai plaisir de partage et de découverte. Les temps sont en train de changer et j’ai très envie de faire partie de ces changements.
Est-ce que les acteurs traditionnels (domaines, écoles, sommeliers) voient ces applis comme une concurrence, ou une opportunité ?
Je pense que, oui, certaines écoles ou certains sommeliers peuvent percevoir Winology comme une concurrence… tant pis pour eux 😄. C’est dommage, parce qu’on ne joue pas du tout sur le même terrain : on ne forme pas des pros, on rend simplement le vin accessible à tous. Heureusement, beaucoup d’autres ont bien compris qu’on n’était pas une menace mais une opportunité. On collabore d’ailleurs déjà avec plusieurs d’entre eux, et ça fonctionne très bien.
Pour les domaines viticoles, pour le coup c’est encore plus évident qu’on on n’est pas du tout des concurrents, mais bel et bien des alliés. Notre rôle, c’est de faire grandir l’intérêt et la curiosité pour le vin d’une cible qu’ils ne touchent pas, donc forcément c’est tout à leur profit !
Vois-tu des collaborations possibles avec des maisons de vins, écoles, salons, événements ?
Oui, bien sûr ! Je pense qu’il y a des collaborations à imaginer partout. À partir du moment où on partage la même envie de rendre le vin plus accessible, plus fun et plus moderne, il y a forcément des choses à faire ensemble. Moi je ne vois personne comme des concurrents, je suis toujours ouverte à la discussion.
8. Futurs & ambitions
Quels sont vos projets pour l’avenir (niveaux supplémentaires, langues, contenus spécialisés, VR/AR, etc.) ?
Plein de projets ! Déjà, traduire l’appli en anglais et l’ouvrir sur (presque) tous les pays du monde, ça va être une étape ultra importante. On continue bien sûr d’écrire de nouveaux contenus : on termine actuellement le niveau “Fillette”, et on va bientôt attaquer le niveau 4 d’ici décembre.
Et surtout, on est en train de développer tout un média autour de Winology : une newsletter, un blog, et d’autres nouveautés à venir (je ne dis pas tout ^^). L’idée, c’est de créer une vraie communauté autour de la découverte et du plaisir d’apprendre. Petit teasing : tout ne se passera pas uniquement sur le digital… il y aura aussi de la “real life experience” …
Si tu devais donner un conseil à un amateur qui commence son parcours œnologique, quel serait-il ?
Le premier conseil, évidemment, ce serait de commencer avec Winology 😄J’ai vraiment conçu cette appli comme un tremplin vers la culture du vin, pour permettre à chacun d’apprendre en douceur, sans jugement, sans pression. Tu peux progresser à ton rythme, dans un espace safe et bienveillant, sans risquer le mansplaining* — ou plutôt le winesplaining, qui peut vite décourager quand on débute.
Ensuite, je dirais : vas sur le terrain. Rien ne remplace la rencontre avec les vignerons, les domaines, les gens passionnés. C’est d’ailleurs pour ça qu’on va intégrer cette nouvelle fonctionnalité dans l’appli, pour aider nos utilisateurs à découvrir ces lieux et ces personnes dans la vraie vie.
Dernier conseil, je dirais : sois curieux. Oses sortir de tes habitudes, goûtes des vins que tu ne connaissais pas, explores des régions moins célèbres. Le vin, c’est un terrain de jeu infini, les belles surprises sont illimitées. C’est ce qui est magique je trouve.
*NDLR : Le “mansplaining”, c’est quand quelqu’un explique un sujet à une autre personne comme si elle n’y connaissait rien… alors qu’elle sait très bien. Dans le vin, cela devient vite du “winesplaining” : le fameux discours un peu trop sûr de lui qui peut refroidir les débutants.
Conclusion
Winology démontre qu’apprendre le vin peut être simple, joyeux et décomplexé. Grâce à Nathalie et Colin, l’œnologie devient un terrain de jeu accessible à tous, que l’on soit novice total, amateur curieux ou professionnel en quête de révisions ludiques.
Chez Vinodelice, on adore cette démarche :
- Parce qu’elle ouvre les portes d’un univers trop souvent perçu comme élitiste,
- Parce qu’elle encourage la découverte de régions et de cépages moins connus,
- Et parce qu’elle s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle génération d’outils éducatifs qui changent notre rapport au vin.
On suivra de près les prochains niveaux, les nouvelles régions… et les futures collaborations avec la communauté des Local Noses.
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